La chronique du 25 mai 2022 : l’examen d’Etat en RDC

Les examens d’Etat hors session ont débuté ce lundi 23 mai 2022 sur toute l’étendue du territoire. De quoi relancer la polémique de la corruption selon ce qui s’écrit sur le web. A tort ou à raison, chacun se fera son opinion ! Les propos sont durs, relayés, de nature publique dit-on aussi. De quoi se poser des questions. Il y va de l’avenir du pays disent certains parents. Je vous les livre sans jugement, ils ne m’appartiennent pas. Osons lancer le débat que les propos soient vrais ou pas, car chaque institution a toujours des points faibles.

#lusurleweb #RDC

Il est navrant de constater le niveau de dégradation de notre société au sein de laquelle la corruption est devenue une sorte de cancer nécessitant une intervention chirurgicale rapide. Ce fléau se présente même en milieu scolaire, aux examens d’État. Les pratiques des examens d’État sont objets de corruption à des degrés divers. Le constat est alarmant. Les examens d’État se déroulent dans un climat malsain. La démission, voire la complicité des parents et des surveillants, le silence de l’État et le mutisme des partenaires de l’éducation en général participent à l’aggravation du phénomène.

(…) En salles d’examens, les filles candidates vont plus loin que les candidats du sexe opposé. Elles rivalisent en soins corporels et en regards spécialisés pour assouvir leurs intentions et leurs désirs. La plupart des parents ne sont pas innocents. Ils sont tantôt les témoins muets, tantôt les complices. Ils n’hésitent pas à verser de l’argent aux directeurs d’école malhonnêtes contre l’inscription frauduleuse de leurs enfants sans niveau ou ne respectant pas les conditions requises par le ministère. Les examens font l’objet de tractations de la part de ces parents dont « l’amour » est d’une subjectivité aveugle. Ne se souciant pas de l’organisation du travail de leurs enfants, ils veulent qu’ils réussissent au prix de n’importe quel sacrifice. Que dire alors des responsables qui ferment les yeux, arrosés qu’ils sont aussi ?

Oui, très souvent malheureusement, ce sont des responsables (surveillants, superviseurs…) qui organisent l’escroquerie. Imaginez des « surveillants » qui font des exercices pour les candidats ou qui facilitent les échanges de feuilles de brouillon entre candidats, dérangeant ainsi toutes celles-là et tous ceux-là qui travaillent honnêtement. Que peut attendre la société de ces jeunes qui trichent aux examens ? Absolument rien. Parce que l’élève candidat qui triche aujourd’hui est certainement le citoyen de demain qui acceptera la corruption, l’injustice et la délinquance sous toutes ses formes.

Toutes ces anti-valeurs ternissent davantage l’image de ces épreuves certificatives. Que faire alors pour combattre ce fléau ? Que faire pour lutter efficacement contre ces pratiques afin de redorer le blason terni de ce concours ?

Une commission de contrôles indépendante serait-elle garante d’un retour aux vraies valeurs ?

Les questions des internautes sont posées… Quelles sont les réponses à y apporter ?

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